La caisse d'épargne a toujours eu un amour inconditionnel pour les écureuils, un amour particulièrement suspect qui se rapprochait même du fétichisme selon certains observateurs. Tout le monde se souvient des affaires passées qui avaient démontré que la banque utilisait des écureuils dans les plats de ses cantines sordides mais aussi faisaient travailler des écureuils dans ses agences, une main-d’œuvre bon marché puisque gratuite. La banque avait été condamnée par la justice (sur une plainte de la SDEG, société de défense des écureuils et des glands) à leur donner un salaire de vingt noisettes par jour, ce qui avait augmenté considérablement les charges salariales et poussé la société au bord de la faillite.

Mais aujourd'hui l'établissement revient à la charge et souhaite embaucher des écureuils comme conseiller itinérant non affiliés à une agence, une mesure qui fait scandale une fois de plus.

Mis à part le fait que le travail des écureuils n'est pas clairement défini dans le code du travail, c'est surtout la notion de conseiller itinérant qui intrigue. Cela signifierait que sur un simple appel d'un gland client pour un rendez-vous, l’écureuil se déplacerait pour n'importe quel motif et sans remboursement de ses frais kilométriques. La banque fait face à une nouvelle polémique avec cette décision incomprise qui sent bon le retour de l'esclavage moderne.