La rédaction : Que répondez-vous vous à ceux qui disent que votre ville est devenue un coupe-gorge ?

JR : Eh bien, que c'est exagéré. Nantes est une ville douce et apaisée. Je vous donne un exemple concret : dans mon bureau je n'ai jamais été agressée par un membre de mon équipe et pourtant j'y passe du temps.

La rédaction : Certains accusent la présence des migrants qui seraient responsables d'un sentiment d'insécurité.

JR : Vous l'avez dit c'est un sentiment d'insécurité, ce n'est pas parce que nous avons des centaines de migrants qui squattent le centre-ville depuis des mois que les choses changent en mal. Et d'ailleurs, je profite de votre antenne pour apprendre aux nantais que la mairie a acquis 83 000 lance-flammes dernière génération et que j'ai le plaisir de les offrir aux nantais qui en feront la demande.

La rédaction : Des lance-flammes ? Vous plaisantez ! Mais pourquoi ?

JR : Aux grands mots, les grands remèdes. Ainsi équipés, les nantais seront rassurés et pourront constater que Nantes est une ville où il fait bon vivre et que l'on peut sortir en soirée sans crainte. Et puis franchement, il est normal que dans une ville de cette taille il y ait quelques petits incidents par ci par là. Il faut se ressaisir, une douzaine de meurtres, assassinats ou viols par semaine, ce n'est pas si grave.